Mots-cls :entreprise tendue, productivit globale, organisation oriente objet,stratgie dcentralise, chane de valeur, auto-organisation
Rsum succinct:
Cetarticle se propose dÕtudier le concept dÕurbanisation des SystmesdÕInformation dans le contexte de lÕentreprise tendue. Dans une premirepartie, nous prsenterons les caractristiques de ce mode dÕorganisation, puisdgagerons des rgles de gestion adaptes. Il sÕagira enfin, de tenterdÕextraire des lignes directrices pour imaginer une urbanisation efficace.
Rsum :
Le Systme dÕInformation de chaque participant dÕune entreprise tenduea besoin dÕtre accessible par tous les partenaires impliqus dans laĒ Global Value Chain Č. LÕentreprise cliente souhaite notammentpouvoir accder aux informations relatives aux produits, et le fournisseur abesoin dÕinformations sur le niveau de stock de lÕentreprise cliente pouroptimiser sa production et grer au mieux ses livraisons. LÕurbanisation desSystmes dÕInformation consiste dvelopper une entreprise modulaire, danslaquelle chaque granule qui la compose change, communique, traite, dcide demanire autonome de faon proposer une plus grande ractivit et une plusgrande flexibilit. Nous proposons une approche dÕOrganisation Oriente Objet(OOO) o chaque lment dÕune entreprise sera reprsent symboliquement par unĒ objet Č avec des proprits propres ou hrites de classesdÕappartenance et des comportements. Cette reprsentation devra ensuite servirde rfrentiel pour tout changement organisationnel venir.
La mthode consistera distinguer les caractristiques des processus invariants de celles desprocessus plus flexibles de faon reconceptualiser autour des premiers lescomposants technologiques et organisationnels, flexibles et communicantspermettant de reprsenter un instant t une stratgie interentreprises et les processus qui laconcrtisent. Ainsi, lors de toute modification stratgique, induisantimplicitement une reconfiguration des mthodes de travail aussi bien internesquÕexternes, seuls certains composants applicatifs ou sous processus devronttre rviss, notamment des sous processus orients client, moins stables, etqui devront voluer plus frquemment.
0.1 Š Positionnement
Les auteurs sÕoccupent,lÕun de re-engineering des processus dÕentreprise, de lÕimpactstratgique des Systmes dÕInformation et du e-business, et lÕautre de modlisation dynamique en micro- etmacroconomie [23,24] et de systmes dÕaide la dcision [22,25]. Tous deuxconvergent sur le fait que de nouveaux outils, mais surtout, une nouvelleculture conomique et managriale sont devenus ncessaires pour russir leredploiement actuel des activits conomiques. Les points de vue adoptsproviennent donc principalement de lÕanalyse conomique et de la dynamique desorganisations, ainsi que de concepteurs dÕapplications dÕaide la dcision.
Notre contribution consistera tudier lÕurbanisation des systmesdÕinformation (USI) dans le cadre du concept dÕEntreprise Etendue (EE). IlsÕagira dans une premire partie dÕexpliquer les caractristiques de ce typedÕorganisation, ensuite, dans la deuxime partie, il sÕagira de dgager desquestions de gestion pouvant influencer lÕarchitecture du systme dÕinformation(SI), et enfin tenter dans la troisime partie de concevoir un ensemble derecommandations dÕarchitecture de SI devant favoriser la bonne matrise de cedernier au cours de lÕvolution de lÕEE.
0.2 Š Dfinitions et paradigmes
Nous entendrons par Entreprise Etendue (EE) une cooprationinterentreprises dans laquelle chaque membre inscrit profondment dans sonorganisation et son fonctionnement certaines exigences induites par sespartenaires formant ainsi une entit cohrente gre en tant que telle.
Nous utiliserons essentiellement trois paradigmes : celui delÕauto organisation des systmes vivants [28], celui de lÕindividualismemthodologique [5] et celui de la programmation oriente objet [11]. Lescontraintes de cette communication ncessitent de renvoyer les lecteurs dÕautres sources pour leur discussion approfondie.
1) Le premier paradigme retient que dans la plupart des cas, un systmeloign de son tat dÕquilibre thermodynamique ou fondamental est capable deproduire lui-mme un ordre interne en instaurant spontanment des corrlations longue porte entre ses composants, et ce, en forme de rponse inertielle auximpulsions provenant de son environnement et aux sources dÕaugmentation dedsordre [28]. Dans notre cas dÕEE [3], lÕide est de permettre uneorganisation qui souhaite sÕouvrir davantage sur son environnement en voulanttirer les consquences des informations dont elle dispose son gard, detrouver dans une laboration assez dcentralise de son SI la source dÕordrencessaire sa cohrence et son identit [33]. Paradoxe donc, puisque lÕonpostule que plus dÕouverture sur lÕextrieur et sur lÕintrieur est susceptiblede produire plus de cohrence.
2) LÕadoption de lÕindividualisme mthodologique est presque uneconsquence du premier paradigme puisquÕil consiste ne jamais se dpartir delÕhypothse que toute construction sociale repose sur des individus poursuivantdes objectifs ou stratgies propres, mme sÕils ne sont pas explicits et mmesi leur ralisation passe par lÕadhsion quelques comportements prescrits parune institution [5, 30]. Dans notre cas, cela requerra de faire attention parexemple ne pas ignorer la ncessit de prvoir dans lÕorganisation des zonesdÕactions ne devant tre ni explicites ni intgres dans le SI, mais de lesprendre en compte dans lÕanalyse de la dpendance de la structure officielle delÕorganisation vis--vis de sa structure officieuse [25]. Nous devronsgalement ne jamais faire lÕconomie dÕune traduction en termes dÕobjectifsindividuels dÕun vnement portant sur tout un groupe et viter ainsi de tomberdans le pige du simplisme.
3) Enfin, nous dtaillerons dans la troisime partie en quoi laprogrammation Ē oriente objet Č (POO), avec sa logique de classes,dÕinstanciations et dÕhritages, doit inspirer, selon nous, la conception mmede lÕorganisation de lÕEE et de son SI [10,34], bien au-del des simpleslibrairies constitutives des applications informatiques, et dboucher sur uneOrganisation Oriente Objet (OOO).
La notion dÕEE que nous retenons est indissociablement lie la notionde chane de valeur delÕentreprise, qui incorpore tous les processus stimuls par la demande dÕunclient. Elle intgre tant les processus internes mixant les diffrentesfonctions de lÕentreprise, que les processus externes incluant changes ettraitements raliss par les partenaires. LÕentreprise oriente de plus en plusvers son client se concentre sur son cĻur de mtier (core-business) et dlgueun plus grand nombre dÕactivits ses partenaires, en les bordant dÕaccordsportant sur les moyens mis en Ļuvre, en plus des accords commerciaux classiquesportant sur les rsultats.
Nous utiliserons dans cet article une convention de dcompositionfonctionnelle de lÕEE telle quÕelle serait reprise par le SI comme suit [24,32] :
0.3 Š Enjeux et attentes
Nous voyons dans lÕaboutissement de ce champ de recherches etdÕexpriences sur lÕurbanisation dÕentreprises tendues deux enjeux majeurs.
Un premier serait lÕmergence dÕun vritable mtier dÕurbaniste desystmes dÕinformation se rattachant plus aux sciences de lÕorganisation quÕlÕinformatique, et dont la richesse et la spcificit consisterait pouvoirĒ croquer Č la vie de toutes sortes dÕorganisations, la manire deces peintres chinois dont on sait quÕils observent leur fleur pendant des moispuis en dessinent lÕessence en un seul souffleÉ Au-del de lÕimage, il sÕagitbel et bien de dvelopper un savoir-faire dÕabstraction dÕactivits invariantes travers le temps et les diffrentes stratgies essayes par une organisation,dans le but de lui reconstruire lÕossature qui lui offrira le plus de souplessesans perte dÕidentit. Cela ncessitera notamment de constituer desbibliothques de cas et leurs classifications.
Un second enjeu, plus vaste, concerne la mise flot dÕune nouvelleculture conomique [20] capable de faire dominer les innovations cratricesdÕutilits nouvelles sur les innovations de stricts gains de productivitmenant la Ē winner-take-all society Č [26], et ce, en russissant rendre solvable et viable une socit dont le paysage des secteurs tertiaire(les services) et quaternaire (lÕadministration) puisse gagner en tendue,diversit et profondeur. Pour cela, deux conditions doivent imprativement treremplies :
(a) la structure dcisionnelle doit tre suffisamment dcentralise etconcurrentielle dans les secteurs secondaire et primaire pour porter le champconomique que nous souhaitons pour les secteurs tertiaire etquaternaire : mme si le Ē pompage Č des valeurs conomiques deces secteurs dÕamont vers les services requiert les normes conomies dÕchelleet de main dÕĻuvre que nous voyons se gnraliser dans le primaire etsecondaire, il faut en arriver des technologies trs polyvalentes etsÕaccompagnant bien dÕune gestion par Ē centres de profit Č [7],autonomes dans leur style de gestion au sein dÕune mme entitjuridico-financire ; il va sans dire que la gestion russie dÕEE ycontribuera grandement ;
(b) les acteurs doivent se doter dÕoutils de suivi, de ngociation et devalorisation dÕexternalits ou dÕeffets secondaires non exclusivementconomiques (cologiques, ergologiques, sociologiques, et tant ngatives quepositives) afin de 1”- soutenir la dcentralisation vritable susmentionne,2”- enrichir de sens les pratiques professionnelles , 3”- tendre encoreles domaines porteurs dÕactivit humaine solvable, 4”- augmenter la matrisesur notre environnement et nos comportements ; nous verrons en quoilÕurbanisation des SI dÕEE y contribue directement.
1.1 Š Le contexte
QuÕil sÕagisse desrelations entre ses divers employs ou des relations avec son environnement externe : clients, fournisseurs, sous-traitants, lÕentreprise doitamliorer sa flexibilit et modifier, rnover le cadre de ses changes,proposer toujours plus dÕinnovation et de transparence.
En outre, la croissancerapide des technologies (Internet, PDA, assistant personnel, tlphonecellulaire) permet tant au client quÕaux entreprises relies au sein dÕune mmechane de valeur, de participer pleinement aux diffrentes tapes des processuset dÕaccder des informations de plus en plus riches et compltes.
Ainsi lÕInternet et lestechnologies mobiles induisent de nouveaux modes de travail [36], unecoopration plus troite entre les diffrents acteurs impliqus dans lesprocessus inter-organisationnels que constitue cette chane de valeurglobale. Cette dernire peut tre considre comme une extension de la chanede valeur interne et intgre les diffrents processus propres chaqueentreprise partenaire ainsi que leurs communications.
LÕe-business implique unechane de valeur tendue dans laquelle chaque partenaire contribue une partde la valeur apporte au client [14]. Ce processus inter organisationnel dbutepar la commande initiale et se termine la livraison du bien ou du service enfaisant appel aux processus des fournisseurs, banques et logisticiens.
LÕEE est motive par lerenforcement dÕavantages concurrentiels [27] provenant de lÕintgration pluspousse des participants [31] et permettant :
Ce phnomne dÕEE [4] seproduit dans un contexte conomique o les fluctuations des marchssÕaccentuent, o les technologies sont de plus en plus instables et soumises de lÕinnovation permanente, et o les clientles sont dsireuses de laisserleurs empreintes dans ces tourbillons incessants, voire de rclamer unepersonnalisation des produits. CÕest galement une poque o la ncessitdÕintgration continue de se faire sentir, par lÕouverture des marchs mondiauxet la formation dÕunions conomiques continentales, par lÕhomognisation desmodes de gestion ainsi que des cultures qui rsulte de la pression que lapremire exerce sur les particularismes sociaux, lgaux et fiscaux, ainsi quelÕincorporation de plus en plus grande de services dans les produits livrs auxconsommateurs finaux. Enfin, sur les marchs des facteurs de production, lavolatilit des cours des matires premires et des capitaux financiers, lesmesures de drgulation et de flexibilisation du march du travail sontsusceptibles de remettre en cause le consensus social autour des hausses deproductivit censes apporter bien-tre et emploi et ainsi mitiger laparticipation des salaris aux nouvelles mthodes de cration de valeurs ajoutes.
Une caractristiqueimportante de lÕEE est que lÕon ajoute des contrats fonds sur lequantitatif, le certain, sur lÕobjet de lÕchange et de la production, desclauses portant sur le qualitatif, lÕincertain et le Ōmodus operandiÕ delÕchange et de la production, laissant les contenus tre plutt dcids par lecontexte extrieur, sous contrle des procdures convenues.
1.2 - Les dfis [9]
LÕon pourrait mentionnertrois types dÕEE, elles-mmes traverses par un mlange de trois modes degestion, marchand, hirarchique ou par relation de confiance sanscodification : a) le rseau dÕentreprises co-traitantes (o lescommanditaires dveloppent la capacit crer de la VA par lessous-traitants) ; b) le rseau coopratif plus galitaire, o seretrouvent le Ē district industriel Č vertical et le Ē projetinnovant risqu Č horizontal ; c) le rseau techno conomique o segre une capitalisation Š dcapitalisation continue des connaissances entreinstitutions publiques et entreprises [6,29].
Le Systme dÕInformation dechaque participant a besoin dÕtre accessible, tout au moins partiellement, partous les partenaires impliqus dans la Ē Global Value Chain Č [35].Ainsi le client souhaite pouvoir accder aux informations relatives auxproduits (caractristiques, prix, disponibilit, dlai de livraisonÉ). De mme,le fournisseur a besoin dÕinformations sur le niveau de stock de lÕentreprisecliente pour optimiser sa production et grer au mieux ses livraisons. Cesaccs et partages dÕinformations doivent pouvoir sÕeffectuer sur diffrentscanaux et supports (Web, PDA, tlphone cellulaire, É). Il est doncessentiel de proposer une architecture efficace afin dÕlaborer un SystmedÕInformation pour cette chane de valeur globale.
En effet, les diffrentesentreprises partenaires (fournisseurs, sous-traitants) sont la foisimpliques dans un macro processus commun [18], mais galement autonomes etconcernes par dÕautres alliances. Il est alors important et avantageux deprocder une dmarche dÕurbanisation de leurs processus. En effet, chaqueentreprise pourra la fois constituer avec les autres partenaires un ensembleharmonieux et efficace au sein dÕune chane dÕactivit, mais galementfaciliter son insertion au sein dÕune autre chane dÕactivit en faisantvoluer certains processus variables (voyez Fig. 1).
Labonne marche dÕune EE requerra, entre autres choses :
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LÕurbanisation des SystmesdÕInformation doit contribuer la modernisation des Systmes dÕInformation delÕentreprise, leur adaptation et corrlation vis--vis de la stratgiechoisie par les dcideurs [12,13].
Elle doit permettre :
LÕurbanisation des SystmesdÕInformation consiste dvelopper une entreprise modulaire, dans laquellechaque granule qui la compose change, communique, traite, dcide de manireautonome de faon proposer une plus grande ractivit et une plus grandeflexibilit.
Au vu des exigences accruesdes consommateurs et du rythme acclr des innovations tant technologiques questratgiques, il est important de construire ce Ē mga Š SI Č sousforme modulaire, homogne et intgre.
LÕurbanisation dÕune telleorganisation doit ncessairement passer par un travail autour dÕun rfrentielcommun permettant aux diffrents acteurs partenaires de communiquerefficacement. Ce langage unificateur constitue une base fondamentale et stabledes lments relatifs au secteur dÕactivit de cette chane de valeurcooprative. Les invariants mtiers peuvent tre construits autour dumtalangage XML, mais galement dÕun langage unifi de constructiondÕextensions au SI telles que souhaites par les utilisateurs, par exempleinspir du Universal Modeling Language (UML). Mais attention, notre conceptionde lÕurbanisation en tant que culture de lÕaction locale par une pens globalerequiert une vision plus nuance que celle souvent retenue pour parler desrfrentiels. Selon nous, le bon Ē systme de rfrentiels Č estcelui qui permet ultimement aux acteurs de se dvelopper une smantique, unrseau de significations, une culture propre, donnant au travail dÕlaborationĒ bottom-up Č de rfrentiels son vritable poids dÕaccrochage avecle rel, nonobstant lÕirrductibilit de lÕambigut et de lamulti-interprtation qui doivent continuer les entourer. Il sÕagira doncplutt dÕun processus dÕlaboration permanente dÕune fdration de rfrentielslocaux.
Le partage interorganisationnel et la transparence de lÕinformation induisent la constitutiondÕinitiatives sectorielles en vue dÕharmoniser le langage utilis au sein decette industrie. Ces groupes de travail laborent les caractristiques communesaux donnes de base utilises par les socits impliques dans le secteur.Grce ce langage homognis, les composantes technologiques des SI desentreprises partenaires, constitues en grande majorit des systmes EnterpriseResource Planning (ERP), peuvent ainsi dialoguer entre elles. Cette syntaxecommune constitue le Ē liant Č, permettant lÕintgration desdiffrents systmes grs par chaque partenaire et offrant ainsi la possibilit chaque acteur de la chane de valeur globale de partager et dÕaccder auxinformations.
Nanmoins, la normalisationdÕun langage sectoriel commun ne suffit pas transformer cette compilationdÕentreprises et de composants technologiques en une vritable chanecooprative. LÕentreprise tendue implique une rationalisation desprocessus et induit une refonte des mthodes de travail au sein de chaquemembre de la chane, de faon imaginer un macro processus interentreprisesharmonieux. Il est alors essentiel que les acteurs des diffrentes compagniesse sentent impliqus et concerns par toutes les tapes de ce macro processus transversal,transfonctionnel et transorganisationnel. CÕest en cela quÕune approche par OOOo chaque lment dÕune entreprise sera reprsent par un symbole avec desproprits propres ou hrites de classes dÕappartenance et dot decomportements est ncessaire. Une fois cette reprsentation mise en place, ilfaudra que tout changement ou dveloppement soit pens et discut dans cesnouveaux termes, ceux-la mmes qui constituent le langage de conception etdÕutilisation du SI.
La mthode consistera distinguer les caractristiques des processus invariants de celles desprocessus plus flexibles de faon reconceptualiser autour des premiers lescomposants technologiques et organisationnels, flexibles et communicantspermettant de reprsenter un instant t une stratgie interentreprises et les processus qui laconcrtisent. Ainsi, lors de toute modification stratgique, induisantimplicitement une reconfiguration des mthodes de travail aussi bien internesquÕexternes, seuls certains composants applicatifs ou sous-processus devronttre rviss, notamment des sous-processus orients client (dits de typeĒ prioritaire Č), moins stables, et qui devront voluer plusfrquemment.
Cette organisationgranulaire autour dÕlments stables, favorise une plus grande ractivitvis--vis des volutions conjoncturelles (technologique, demande deconsommation, É) et permet dÕoffrir la chane de valeur cooprative une plusgrande efficience.
Dans la Figure 1 ci-aprs, nouspouvons observer lÕintrt de concevoir une architecture modulaire. En effet,chaque entreprise tant un membre potentiel de plusieurs rseaux dÕaffaires,doit pouvoir adapter ses flux informationnels et ses processus au sein dediffrents projets associs des partenariats divers. En consquence, dansnotre cas, le fournisseur (en haut droite) qui a conu un SI modulaireinstancie ses processus gnriques, ici le process A relatif lÕtablissementdÕune commande client, selon les projets relis aux divers partenariats, sansque son personnel ne se perde dans des langages et procdures trop diffrents chaque fois.
De la mme faon que ledveloppement dÕoutils applicatifs se ralise de plus en plus via descomposants logiciels, modules de programmation autonomes et communicants,imbriqus les uns dans les autres, il est donc galement important dedvelopper une mthode de conception et de modlisation des processus de faon dcrire des sous-chanes dÕactivits autonomes, communicantes et lies lesunes aux autres de faon former un processus cohrent et volutif.
LÕabsence de contactspersonnels sur un mme lieu de travail et le dcalage dans le temps descoordinations des travaux des quipes requiert un SI qui permette un partagetrs approfondi des informations et de leur mmoire. Il ne suffira pas quesÕempilent les informations dans des bases de donnes : lÕarticulation decelles-ci lÕintrieur dÕune visualisation de lÕentreprise et de ses objectifset stratgies explicites sera indispensable et ncessitera une participationimportante et attentive de tous jusquÕau point de redfinir les profils despostes de travail pour intgrer ces nouvelles tches de communication [18].
LÕarchivage des donnespasses constituera une tape importante de lÕurbanisation en ce quÕelleconsistera tablir intelligemment les points dÕaccs aux configurationpasses du SI et les donnes correspondantes (toutes gardes en mmoireaccessible) partir du SI prsent ; cela constituera une bonne partie dela lisibilit et de lÕinterprtabilit des donnes courantes mais galementsoutiendra le fonctionnement de lÕoutil de simulation. La mmoire bien archiveet dcompression aise servira encore assurer une scurit renforce pourun SI autoris voluer de jour en jour, surtout si ses utilisateurs peroiventque la rversibilit de certaines avances est garantie. Enregistrer lesintentions initiales la base des changements permettra de s'en servir lors dela rvlation de dveloppements inattendus et de lÕvaluation routinire.

Les circuits de communicationinformels jouent plein dans les passages vide de la structure officielle,cÕest--dire dans les phases de rorganisations dcisives et les ventuelssauts qualitatifs vers une autre logique organisationnelle lorsque certainsparamtres de base ont chang [3] É Le rseau officieux est celui quidtermine la rpartition des poids (les intrts personnels) dans la structureformelle : si ceux-ci dplacent trop les centres de gravit par rapportaux quilibres prvus par celle-ci, elle subira tt ou tard un changementbrusque de gomtrie qui refltera leur rpartition. Ainsi, paradoxalement,pour mieux assurer la concordance volutive de lÕofficiel et delÕofficieux et viter de dsintgrer et lÕun et lÕautre en voulant trop fairerentrer lÕinformel dans le formel, il sera ncessaire de grer habilement unedistance entre les deux en prvoyant des zones dÕactions ne devant pas treexplicites ni intgres dans le SI [25, p 62]. CÕest galement pour ce genrede transitions que lÕinscription de lÕoutil de simulation au cĻur du SI peutsortir tous ses services, dans la mesure o il encourage ou exige, cÕest selon,lÕexplicitation dans le rfrentiel commun des nouvelles visions passantsubitement de la sphre informelle vers lÕofficielle, et attnue ainsi le ctarbitraire, discontinu ou dstructurant de la mutation. A cette enseigne, ilsera important que les urbanistes se livrent un exercice de rflexion sur ladynamique des organisations pralablement la mise en Ļuvre des SI, afindÕanticiper le mieux possible les changements organisationnels et relationnelsqui vont invitablement se produire entre les partenaires du fait de leuraventure commune en USI
Ainsi, tout lment du SI(information, opration, activit, processus ou projet) pourra tre considrcomme une entit organisationnelle autonome, initie par un input, transactionen entre, ralisant un certain nombre dÕagrgations ncessaires un mtier etfournissant un rsultat (output) en sortie. Il devra tre document de lamanire suivante :
Enmatire de scurit, cohrence et efficacit :
-il faudra prvoir une structure de bases de donnes en rseau munie dÕunsystme de Ē versionning Č(type CVSÉ) pour mettre jour en permanence le SI volutif, ainsi quÕunsystme puissant de compression de la mmoire du systme
-doter le SI de mthodes de communication et de vrification de comprhension des informations,surtout pour les parties stratgiques, car il nÕest pas vident de faire passerune communication aussi riche mais pleine de paralllismes que celle concernantle fonctionnement dÕune EE,
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1- il sera important de faire merger le plus prs possible des pratiquesdÕexcution les lments de construction du SI afin de permettre une vritablefluidit de lÕintgration oprationnelle au sein de lÕEE (par opposition unesimple intgration dcisionnelle), et afin dÕviter que le SI ne se cantonnetrop une version particulire de stratgie de la part de la DG ; cecirequiert de donner tous les employs des outils de dveloppement exprimentalde bases de donnes locales et dÕinterfaage web afin de ne freiner aucuneinitiative localement valide, dans un premier temps;
2- il faudra nanmoins compenser cela par une procdure de rcupration deces dveloppements spontans par des spcialistes de lÕUSI qui se chargeront deles intgrer dans le systme dÕensemble, en les dcomposant en partiesgnriques et parties circonstancies, tout en restant trs lÕcoute desretours des utilisateurs ;
3- lÕintgration du pass (mmoire, y compris les checs) et du futur(simulations, stratgies expliques) dans le SI courant doit pouvoir alimenteren permanence les dbats sur lÕvolution souhaitable de lÕEE et de son SI,notamment sur la question des partages et accs de donnes sensibles, mais ellecontribuera galement la mise au point progressive dÕunĒ mtalangage Č propre lÕEE capable de rapprocher suffisamment lesmetteurs des rcepteurs dÕinformations ;
4- il faudra absolument prserver certaines zones dÕopacit, de secret etde libert dÕaction pour viter que le SI nÕinhibe des comportements essentielsdÕimplication stratgique forte des employs en forant trop dÕexplicitation.
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[2] LÕattributiondÕune charge un composant ou une tche intermdiaire sert en dterminer lecot et, par l, sa contribution la valeur du produit vendu aux clients seraproportionnelle son cot. Or, certains composants dÕune EE peuvent trs bienreprsenter une trs grosse contribution la valeur ajoute sans pour autantque leur cot soit lev, simplement grce un ingnieux dispositif decollaboration, et il conviendra de rpartir le surplus ainsi dgag dÕaprs lesngociations internes lÕEE, sur base de cette transparence des valeurs.